Fallen: Chapitre 1

 

 

Cela faisait approximativement une semaine qu’elle se trouvait dans cet endroit. Ceci était très difficile à déterminer car il ne faisait jamais vraiment jour et jamais vraiment nuit.
C’était un endroit pire que ce qu’il est possible de concevoir.
Il y avait des créatures immondes qui se déplaçaient en horde. Ils étaient grands, grisâtres, habillés de lambeaux de tissu avec des griffes et des crocs acérés. Elle n’en avait à parement jamais vu mais son inconscient lui indiquait qu’on les appelait des Turok Han. Ici, ils étaient légion.

Elle avait croisé les premiers de ce monde étrange quelques heures après son réveil. Elle voulait se diriger vers la ville en suivant une autoroute encombrée de véhicules vides quand elle aperçu au loin une trentaine d’individu qui se dirigeaient vers sa position. Lorsqu’ils avaient senti son odeur, ils étaient devenus fous. Ils l’avaient pourchassée sur plus d’un kilomètre jusqu’à ce qu’elle arrive à les semer en restant en apnée dans un lac d’eau bouillante. Lorsqu’elle avait refait surface, elle s’était juré de ne plus jamais s’approcher de la métropole qu’elle avait pu observer à son arrivée.

Ce n’est pas pour autant qu’elle était plus en sécurité loin de la ville. Des goules, des zombies, des morts vivant, des lamias,…. Tant de créatures hideuses et dangereuses peuplaient les plaines et les régions pavillonnaires alentours. Elle avait même aperçu à deux reprises un dragon noir d’une taille gigantesque tourner autour du plus haut gratte ciel de la ville avec laquelle elle tentait de mettre une distance raisonnable.

Tant bien que mal, elle avait survécu en buvant l’eau chaude encore présente dans certains robinets d’habitations laissés à l’abandon et s’était nourrit de petit animaux qu’elle avait pu chasser ça et là. Elle s’était composé un arsenal de fortune avec des armes fabriquées à base de bois, de métal et de bris de verre. Elle réussissait parfois à trouver un endroit calme et peu accessible pour s’y reposer quelques heures et panser ses blessures du jour.

La peur, la fatalité et l’effroi l’avait quitté pour laisser place à un sentiment de résignation. Quelque soit l’endroit dans lequel elle était, elle n’allait surement pas baisser les bras et se laisser dévorer par le premier golem venu. Elle avait tué quelques Turok Han isolés, achevé une goule pour se servir de son sang afin d’empoisonner ses armes, décapiter des morts vivants et même éventrer un hydre à quatre têtes de deux mètres de haut.

Un cri assourdissant réveilla la jeune femme qui avait élu domicile dans le bureau blindé d’un ancien poste de gardien dans un parking souterrain. Elle se leva d’un bon, tous les sens en alerte. Une puanteur acre lui parvint peu à peu aux narines. Une goule. Elle avait pourtant ratissé le secteur avant de s’assoupir et n’avait pas vu de menace directe. Peut être avait elle dormi trop longtemps. L’endroit était sombre et mal éclairé certes mais, au moins, le poste de gardiennage était à une cinquantaine de mètre de la rampe de surface. Un second cri. Il venait d’un niveau inférieur. Vu les mouvements en contrebas, elle se rapprochait dangereusement.

Elle regroupa à la hâte ses affaires, débarricada la porte et se mit à courir vers la sortie en faisant le moins de bruit possible. Elle eu tout juste le temps de s’engouffrer dans une ruelle proche de son bivouac improvisé que le monstre avait atteint la surface, reniflant l’air avidement. Elle était d’une maigreur cadavérique, les cheveux clairsemés et filandreux, l’un de ses flancs était rongés par les vers, ses griffes acérés raclaient nerveusement le sol. Elle sonda olfactivement l’air et tourna lentement sa tête vers la ruelle où la jeune femme avait disparu quelques secondes plus tôt. La créature poussa un cri inhumain et fonça droit dans cette direction.

La jeune femme n’avait pas demandé son reste et courrait à travers le dédale de ruelles. Les goules étaient réputées pour être plus dangereuses que de simples morts vivants : une morsure ou une griffure suffisait pour que leur venin vous transforme en l’une des leurs. Elles étaient aussi beaucoup plus vives et beaucoup plus intelligentes que ses cousins morts vivants, ce qui était non négligeable. Elle fini par s’enfoncer dans une forêt avoisinante qu’elle avait repérée la veille en priant qui l’entendrai qu’elle ne croise pas de lamias. Ces bestioles, en plus d’être à l’aise dans l’eau, avait un pouvoir de camouflage remarquable en milieu forestier. La chance lui souri car elle n’aperçu que qu’un mort vivant hagard qui s’entêtaient à vouloir traverser un tronc d’arbre, surprit une bataille acharné entre un jeune cyclope et un géant de pierre et un serpent proche de la taille d’un anaconda paisiblement lové dans un arbre en train de digérer une chose qui lui boursouflait à outrance l’abdomen.

Elle trébucha sur de la mousse et se griffa le bras au passage. Elle se releva très rapidement. Sa vie en dépendait. Il lui fallait retrouver une route ou un immeuble où pouvoir se cacher un moment. Essayer de s’immerger dans de l’eau ne servait à rien. Ces bestioles n’ayant pas besoin de respirer pour vivre pouvaient vous traquer même en pleine mer grâce à leur vue perçante et leur acharnement maladif. Grimper dans les arbres était également à proscrire car elles se serviraient de ses griffes pour vous rejoindre. L’affronter au tir à l’arc aurait été une bonne idée mais elle n’avait pas eu la possibilité ni le temps de s’en confectionner un. Le corps à corps était la mort quasiment assuré. Faute de mieux, il fallait continuer à courir en espérant soit la semer, soit qu’elle se lasse d’elle même, ce qui, au passage relevait du miracle. Elle aperçu l’entrée d’un tunnel autoroutier permettant de passer au travers d’une colline.

A bout de souffle, elle s’y engouffra dans l’espoir de trouver une issue de secours à condamner pour enfin semer cette chose qui la poursuivait. La goule commençait dangereusement à gagner du terrain sur la jeune femme. Cette dernière se frayât un chemin avec difficulté parmi les carcasses de voiture qui encombrait la deux fois deux voies. Étrangement, il n’y avait aucune lumière au bout de ce tunnel et plus elle s’enfonçait plus la luminosité devenait critique. La goule, infatigable, la talonnait. Avec horreur, elle constata que le tunnel avait été coupé suite à un éboulement. Surprise par cette découverte, elle trébucha sur une glacière vide abandonnée en plein milieu et s’étala de tout son long.

La goule, du haut du toit d’une camionnette rouillée toisait sa future victime avec une délectation malsaine. Elle se parait à lui sauter dessus lorsqu’un éclair vert l’atteignit de plein fouet. Son corps matériel s’évapora en volutes de souffre vertes fluo. En retombant lentement, elles mirent en lumière un homme sans âge habillé d’un linceul. Elle fut surprise par son excellente condition physique comme si le chaos ambiant n’avait strictement aucun impact sur lui.

-Toi, jeune fille, tu n’es pas d’ici, affirma le vieil homme d’une voix rocailleuse.

 

Image de fin de chapitre

Fic 2 - 113510

 

 

 

Suite

One Comment

  1. https://teacherontherun2017.wordpress.com/2017/06/27/where-has-the-time-gone-/
    déc 12, 2020 @ 07:19:58

    complement

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