Le Dernier Jour Du Millénaire

 » Il va se passer quelque chose !  »
Le cri d’Alex fait sursauter Giles.
Giles :  » Je croyais que tu t’étais assoupi.  »
Alex :  » Mais ce n’est pas possible ! Nous sommes le 31 décembre 2000 ! Le dernier jour du millénaire ! Il va forcement se passer quelque chose !  »
Attirée par le bruit, la petite troupe du Scooby gang s’est rapprochée d’Alex.
Giles sourit légèrement, d’un air paternaliste, et fait mine de se replonger dans sa lecture.
Alex :  » Les forces du mal trament un complot terrifiant ! La fin de notre monde ! Une nouvelle apocalypse !  »
Giles, d’un ton blasé :  » J’ai longuement étudié les prophéties. Rien n’est prévu aujourd’hui. Ce n’est qu’un jour comme les autres. Une simple fantaisie du calendrier. Ce millénaire devait se terminer : il se termine. C’est tout. Pas d’apocalypse en vue  »
Alex :  » Ou pire : la fin de Buffy !  »
Giles lève les yeux au ciel :  » Tu t’angoisses pour rien.  »
Alex :  » Pour rien ?  »
Il désigne du doigt la porte d’entrée. Giles se retourne d’un coup, et se retrouve face à face avec Jenny Calendar, qui tient Faith par la taille…
Giles regarde le couple sans dire un mot, saisi par l’émotion.
Alex :  » S’il n’y a rien d’écrit dans vos vieux grimoires, c’est encore pire. Un incident banal qui finit en drame. Un sale petit vampire qui croise la route de Buffy et qui plante par surprise ses crocs dans sa gorge, sans même se rendre compte qu’il tue la tueuse ! »
Les cris d’Alex ont attiré du monde. Le living-room de Giles se remplit progressivement. Oz apparaît, avec le principal Snyder. Cordélia examine la robe portée par Harmony. Spike et Drusilla, enlacés, toisent les autres d’un air narquois. Ethan et Alterna Willow sont bras dessus – bras dessous, tandis que Kendra et Darla échangent un regard complice…
Anya :  » La seule fille pour laquelle tu devrais te faire du soucis, c’est ta petite amie !  »
Alex :  » Cela n’a rien à voir. Tu ne peux pas comprendre !  »
Il saute sur la table du living-room, et il contemple tous ces personnages assemblés autour de lui. Des bons, des méchants… Une curieuse cohabitation où les vampires et les monstres sont épaule contre épaule avec leurs adversaires.
Certains sont totalement inconnus. Amis ou ennemis ? Ils viennent d’une futur improbable, échappés d’épisodes encore inédits, et peut-être pas encore écrits par Joss Whedon.
Alex les surplombe et il les harangue :  » Vous croyez connaître Buffy? Vous croyez l’aimer ou la haïr ?  »
Un silence vaguement réprobateur lui répond.
Alex :  » Mais qu’est-ce que vous êtes pour elle ? Des personnages secondaires, des faire-valoir, à peine plus animés que le décor ! Vous ne vivez que pour servir de prétexte à ses aventures. Si vous n’aviez pas existé, son existence aurait à peine été changée.  »
Angel :  » Je ne peux pas te laisser dire ça… « .
Riley :  » Et toi ? Tu te crois différent de nous ?  »
Angel pâlit, et il réplique :  » Mais moi ! Moi ! Je l’ai faite revenir à la vie alors qu’elle étais déjà morte, noyée par le Maître des vampires.  »
Avisant Willow et Tara interloquées, il ajoute :  » Ce que j’ai fait pour elle, aucune magie n’aurait pu le faire !  »
Sentant la désapprobation de son public, Alex pointe un index rageur vers Giles :  » Quel souvenir aurait-elle laissé si je n’avais pas été là ? Quelques lignes dans les chroniques du Conseil des observateurs ? ».
L’argument est si vrai qu’il ne suscite aucune contestation.
Subitement, la foule des personnages de BTVS se fend pour laisser le passage à une petite silhouette blonde.
Buffy :  » J’ai tout entendu Alex. Oui, tu m’as ramenée à la vie. Oui, mes aventures auraient été très brèves si tu ne m’avais pas ramenée d’entre les morts parmi les vivants. Et je ne t’ai jamais vraiment remercié pour cela. « . Riley grimace en écoutant ces mots.
Buffy :  » Mais tu as tort de t’inquiéter pour moi. Je ne serais plus la tueuse, si je renonçais ce soir à patrouiller pour éviter de prendre un risque.  »
Alex saute par terre et se rapproche de Buffy. Celle-ci passe ses bras autour du cou d’Alex, bouleversé, et rapproche sa tête de la sienne.
Elle lui murmure dans l’oreille :  » Il faut qu’ils frémissent, qu’ils s’amusent, qu’ils soient émus…  »
Et dans un souffle :  » Nous n’existons que pour cela…  »

Fin

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