Le Divin Marquis : Chapitre 2

Quelques jours après, Buffy et Willow marchent dans le couloir du lycée.
Buffy :  » Je n’arrête pas de penser à ce que Donatien m’a dit.  »
Willow :  » Le plaisir ressenti lors de ces batailles contre les vampires.. Il est réel, ne le nie pas…  »
Buffy :  » Je ne me sens pas comme une perverse, une affamée de sadisme…  »
Willow :  » Pourtant, tu aimes bien taper sur les gens.  »
Buffy :  » Heu… aimer faire mal, c’est un penchant répandu, non ?  »
Willow :  » Tu te souviens de Chris Epps, mon rival dans les épreuves de sciences ? A l’école primaire, il passait son temps à arracher les ailes des mouches. Il prétendait que c’était de la recherche scientifique.  »
Buffy :  » Et il a découvert quoi ?  »
Willow :  » Une mouche sans aile ne peut pas voler.  »
Les deux jeunes filles éclatent de rire.
Buffy :  » Moi, Buffy, je ne peux pas croire que mes activités de slayer alimentent une force maléfique.  »
Willow :  » Ho ! Mais il n’est pas une force maléfique !  »
Buffy :  » Un personnage comme ça ? Tu le connais mal.  »
Willow :  » Il ne faut pas le juger trop vite.  »
Buffy, lui jetant un regard en coin :  » Je trouve que tu le défends beaucoup… Tu ne l’aurais pas vu en aparté ?  »
Willow :  » Ben… On n’a pas souvent l’occasion de croiser des personnes de son envergure… Autre chose que les mastards que tu cognes habituellement.  »
Buffy :  » Un auteur de livres licencieux…  »
Willow :  » Il a fait beaucoup de choses dans sa vie. Il a été follement amoureux, il a fait la guerre comme officier, il a participé à la révolution française, il a été philosophe, auteur de théâtre, romancier…  »
Buffy, s’arrêtant et posant la main sur le bras de Willow :  » Ne me dit pas qu’il t’a raconté tout ça dans les couloirs du lycée. Tu l’as vu plusieurs fois. Et pendant plusieurs heures.  »
Willow, se mordant la lèvre inférieure d’en avoir trop dit :  » Il n’y a eu que des conversations. Rien de plus. Et puis, il a une grande compréhension psychologique des gens, enfin, pour une partie de leur comportement.  »
Buffy: » Tu es en train de me dire que tu partages son avis sur moi ?  »
Willow, mal à l’aise :  » Il ne m’a plus parlé de toi. D’ailleurs, je ne souhaite pas aborder ce sujet avec lui.  »
Buffy :  » Je trouve que tu n’es pas prudente. Regarde ce qu’il a fait à Cordélia.  »
Willow :  » Cordélia est une bimbo ! « .
Buffy et Willow entrent dans la bibliothèque, où se trouvent Giles et Alex.
Giles, l’air sombre, leur tend un journal :  » Le corps d’une étudiante du lycée a été retrouvé dans le parc.  »
Buffy :  » Ho ! Le lieu du crime est tout prés de la maison en bois où…  »
Giles :  » D’après l’autopsie, la mort est survenue juste après ton combat avec le vampire, et ton entretien avec Donatien.  »
Alex précise :  » Le journal parle d’un crime sadique.  »
Giles :  » J’ai vérifié les feuilles de présence. Donatien a passé une journée dans la même classe que la victime.  »
Willow :  » Ca ne prouve rien. Il change de classe tous les jours. Il connaît pratiquement toutes les filles du lycée.  »
Alex :  » Le logement de Donatien est proche du lieu du meurtre.  »
Willow :  » Normal : la cité des étudiants est mitoyenne du parc. Comment la fille est-elle morte ?  »
Giles :  » Elle a eu le bassin broyé.  »
Willow :  » Cela demande beaucoup de force, même avec du matériel.  »
Giles :  » Donatien a une apparence humaine, mais sa force est inhumaine.  »
Willow :  » Le crime a pu être commis par le vampire qui s’est enfui.  »
Buffy :  » En partant, Donatien m’a dit qu’il avait encore à faire ce soir.  »
Willow lève les mains pour signifier qu’elle abandonne mais qu’elle n’est pas convaincue. Elle quitte la bibliothèque.
Giles: » De toutes façons, nous ne pouvons rien faire pour l’instant.  »
Buffy :  » Elle va rejoindre Donatien, j’en suis sûre.  »
Alex :  » Tu ne veux tout de même pas qu’on la file ?  »
Buffy :  » Non. Il faut être plus discret que ça.  »
En fin de journée, Willow rentre dans sa chambre. Elle découvre Alex appuyé contre un mur et Buffy assise sur son lit, un livre ouvert sur ses genoux.
Buffy, bondissant sur ces pieds :  » Qu’est-ce que c’est que ce livre ? C’est Donatien qui te l’a donné ?  »
Willow :  » Les cent vingt journées de Sodome. Oui, il me l’a donné.  »
Buffy :  » Mais tu te rends compte de ce que ce type a écrit ? Je viens de lire une scène où une fille est grièvement blessée au crane, lors d’une orgie. Un mec prend la tête de la femme vivante dans les mains, et lui enfonce son… son… heu…  »
Alex :  » Son sgueck.  »
Buffy :  » … dans la blessure et lime jusqu’à lui éjaculer dans le cerveau ! ! !  »
Willow :  » C’est de la littérature, rien que de la littérature.  »
Alex :  » J’ai déjà entendu ça.  »
Buffy, en se rasseyant sur le lit :  » Tu es complètement folle. Tu prends des risques déraisonnables.  »
Willow, rageuse :  » L’amitié ne vous donne pas tous les droits ! Et sûrement pas celui de fouiller dans ma chambre ! Qui es-tu, Buffy, pour me donner des leçons ? Toi, une slayer amoureuse d’un vampire ! ! »
Buffy accuse le coup.
Brusquement, elle se lève du lit, jette le livre à terre et quitte la pièce. Ayant franchi la porte, elle se retourne et lance à Willow :  » Tu es fascinée par un assassin. Fait attention à toi.  »
Willow :  » Mêle-toi de tes affaires.  »
La nuit dans le parc.
Buffy se déplace en silence. Elle voit une forme sombre et massive qui avance rapidement dans l’obscurité.
Buffy :  » Je t’ai retrouvé… la partie reprend…  »
La forme avance de plus en plus vite, et Buffy doit presser le pas. Elle pousse une branche sur son passage.
Un sifflement et un choc brutal : la branche s’est détendue avec force, a cueilli Buffy au thorax et l’a projetée contre le tronc d’un arbre.
Buffy tente de se dégager mais constate que l’extrémité de la branche est solidement arrimée, et la retient prisonnière. Elle entend un bruit de galopade qui se rapproche.
A faible distance, elle voit l’énorme vampire qui fonce sur elle, tête baissée, alors qu’elle est immobilisée.
D’un mouvement réflexe, Buffy lève les deux jambes à l’horizontale, et vise la tête du vampire. En pleine course, elle percute de ses deux talons les deux yeux du vampire. Poursuivant sa course, celui-ci l’écrase contre le tronc de l’arbre, arrachant la branche sous le choc et l’entraînant à terre.
D’un bond, le vampire se redresse, les mains plaquées sur les yeux et pousse un hurlement de douleur strident. La masse énorme disparaît dans la nuit, en fonçant à l’aveuglette.
La scène n’a duré que quelques secondes.
Le souffle coupé par le choc, Buffy tente de trouver de l’air.
Une main secourable vient l’aider à la relever.
Donatien :  » Tu n’as pas été très bonne ce coup-ci. Je trouve que le vampire s’est montré plus malin que toi. Il t’a attiré sans difficulté vers son piège.  »
Buffy, la voix hachée par le manque de respiration :  » t’as… d’l’chance… qu’j’puisse pas…  »
Donatien :  » En revanche, quel esprit de décision ! Du génie, les talons dans les yeux ! Si cela n’avait pas été un vampire, tu lui aurais explosé les globes oculaires !  »
Buffy lui fait signe de la laisser reprendre souffle.
Donatien :  » A l’instant du choc, ton esprit s’est illuminé d’une palette de couleurs… les couleurs du plaisir…  »
Avisant Buffy pantelante, Donatien rectifie :  » Bon, bien sûr, ça n’a duré qu’un dixième de seconde avant la collision. Mais tu sais, dans ce domaine qui m’est cher…  »
Donatien prend la tête de Buffy entre ses deux mains, et rapproche sa figure de la sienne :  » … Tu es salement douée !  »
Buffy est encore trop sonnée pour réagir au compliment.
Donatien, lui passant la main dans les cheveux :  » Haaa… Buffy… Ma petite Buffy… Si seulement tu étais moins sage… Toutes les folies que nous pourrions faire ensemble… Je te ferai découvrir des choses dont tu ne soupçonnes même pas l’existence… Tu pourrais même poursuivre ta mission de slayer !  »
Buffy parvient à articuler :  » Ma vie me convient. Je n’ai pas besoin d’un autre mentor que Giles.  »
Donatien :  » Giles ? Une personne intéressante. Et pas uniquement comme observateur.  »
Buffy :  » Et Willow ?  »
Donatien :  » Willow bride ses envies mais elle est prête à sauter le pas.  »
Buffy, ironique :  » Je n’aurai jamais cru que Willow pouvait attirer l’attention d’une personnalité comme Sade. Et pourquoi pas Casanova ? »
Donatien :  » Casanova ? Bonne idée ! La prochaine fois que je le croiserai, je lui parlerai de Willow.  »
Buffy est complètement sciée.
Donatien :  » Le charme de Willow tient à ses failles, ses petites blessures, toutes ces fêlures qu’elle tient bien secrètes. Willow elle-même est prête à apprécier la personne qui saura y goûter. Le plaisir que je ressens auprès de toi a une énergie bien différente, ma petite camée…  »
Buffy :  » Tu te contenteras de le déguster à distance !  »
Buffy et Alex sont dans la voiture de ce dernier. Il fait toujours nuit.
Alex :  » Nous avons fait tous les endroits habituels. Pas de trace de Willow.  »
Buffy :  » Voici la cité des étudiants. Si Donatien ne s’y trouve pas : alerte rouge. Il faudra à tout prix retrouver Willow avant lui.  »
Alex :  » S’il n’est pas déjà trop tard.  »
Buffy et Alex sortent de la voiture et se dirigent vers le logement de Donatien.
Ils voient la porte de sa chambre s’ouvrir. Willow en sort précipitamment. Ils sont frappés par son aspect : les vêtements défaits, les cheveux collés par la transpiration, et les gestes trop brusques. Ses yeux sont brillants comme jamais, mais en même temps, elle semble au bord des larmes. Elle paraît à la fois en plein désarroi, sous le coup d’une violente émotion et très excitée.
Elle s’arrête un instant prés de Buffy et d’Alex, dévoile un sourire forcé, mais leur jette :  » Laissez-moi en paix « . Elle part hâtivement. Donatien sort à son tour de la chambre, la chemise largement ouverte.
Alex :  » Qu’est-ce que tu lui as fait ?  »
Donatien :  » Je n’ai pas à répondre.  »
Alex agrippe à deux mains le col de Donatien. Celui-ci prend dans ses mains les poignets d’Alex et serre. Le visage d’Alex se décompose sous
la douleur. Il tombe à genoux.
D’un geste de la main, Donatien fait signe à Buffy de ne pas approcher alors qu’elle venait au secours d’Alex.
Alex se relève, recule jusqu’à Buffy et crache :  » Ce type est dangereux !  »
Donatien :  » Ecoutez-moi. Je n’ai rien fait à Willow qu’elle ne souhaite, et je ne lui ai rien dit dont elle ne se doutait déjà.  »
Buffy et Alex le fixent d’un air hostile et menaçant.
Donatien :  » Il est des plaisirs dont il n’est pas facile de parler. Je ne suis pas rustre au point de violer l’intimité d’une jeune fille. Si vous souhaitez en savoir plus, il appartient à Willow de vous le dire.  »
Buffy :  » Si tu approches à nouveau Willow…  »
Donatien fait un geste de dénégation et, l’air indifférent, referme la porte de sa chambre.
Buffy :  » Je ne sais plus quoi penser… Willow semblait… Bouleversée et radieuse… Non, je ne sais pas… Ce qui a dû se passer dans cette chambre n’est pas banal.  »
Alex :  » Je vais rester en planque ici. S’il ressort, il vaut mieux que je le suive.  »
Malgré l’heure tardive, Buffy a rejoint Giles dans la bibliothèque.
Tout à coup, Alex fait irruption.
Alex :  » Donatien est parti dans le parc… mais il m’y a semé !  »
Buffy :  » J’y vais. Cette fois, je lui règle son compte.  »
Elle prend sa sacoche pleine d’armes et disparaît prestement.
Giles replonge la tête dans ses livres, dit au bout d’un moment :  » J’aimerai bien résoudre l’énigme de ce vampire massif.  »
Alex :  » Vaudrait mieux pas résoudre d’abord celle de Donatien ? Buffy est en danger en allant l’affronter !  »
Giles :  » Si Donatien voulait tuer Buffy, il l’aurait fait depuis longtemps. Quant au meurtre…  »
Donatien :  » Il suffit de demander.  »
Willow et Donatien sont entrés dans la bibliothèque.
Alex :  » Tu n’es pas dans le parc ?  »
Donatien :  » Evite la carrière de détective.  »
Giles :  » Willow, tu vas bien ? Qu’est-ce que tu fais avec Donatien ? »
Willow :  » On parlait de meurtre ?  »
Après un instant de silence glacial, Alex: »Tu as tué la jeune fille ? »
Donatien :  » Non.  »
Alex le regarde d’un air suspicieux.
Alex :  » Tu étais présent lors du crime ?  »
Donatien :  » Oui.  »
Alex :  » Tu étais présent, et tu n’as rien fait !  »
Donatien :  » Simple curiosité professionnelle, comme dirait Giles.  »
Alex :  » C’est monstrueux !  »
Donatien, s’adressant au petit groupe d’un air amusé :  » Vous qui êtes si attachés aux conventions, vous devez savoir que dans cette farce grotesque qu’est la vie, chacun doit jouer son rôle et uniquement son rôle. Celui de slayer ne m’est pas dévolu. Pas plus que celui de bon samaritain.  »
Alex :  » J’espère que tu as bien salivé en regardant la fille se faire trucider.  »
Willow regarde Donatien d’un air effrayé.
Donatien, très détaché :  » Les frères Rhino n’ont jamais fait un travail très intéressant.  »
Giles saute de sa chaise et fonce vers une pile d’ouvrages. Il cherche un moment, et revient en brandissant un livre et en poussant un cri de joie.
Giles :  » Les frères Rhino ! Je les ai ! Tout concorde : leur taille, leur masse, leur façon d’attaquer la tête baissée pour broyer le bassin, qui leur a valu ce surnom…  »
Alex :  » C’étaient donc deux frères vampires.  »
Giles, d’un ton nettement moins enthousiaste :  » Heu… non. Des triplets.  »
Alex :  » Buffy ! ! Elle va se retrouver seule contre deux monstres ! Il faut la prévenir !  »
Alex empoigne la main de Willow et l’entraîne dans son sillage.
Restés seuls, Giles et Donatien se regardent.
Giles :  » Vous n’allez pas voir le combat ?  »
Donatien :  » Il n’a pas encore commencé, et j’arriverai avant eux… Donc, vous avez mes livres dans votre bibliothèque personnelle…  »
La nuit dans le parc.
Willow appelle Alex, et lui montre au sol le sac de Buffy déchiqueté. Ses armes sont éparpillées et ils les ramassent.
En avançant, ils voient qu’une partie du bosquet a été comme dévastée par une tempête. Les branches sont cassées, l’écorce de certains arbres a été arrachée, de jeunes plants ont été piétinés.
Alex :  » C’est Beyrouth !  »
Ecartant une branche, ils découvrent Buffy en mauvaise posture. L’un des vampires, dans son dos, la tient fermement serrée contre sa poitrine, lui bloquant les bras. Son frère tente d’attraper ses jambes. Elle frappe le ventre du vampire avec tant de férocité que son pied semble disparaître dans sa panse.
Le vampire baisse la tête sous le choc. Buffy appuie ses deux pieds sur son visage assez fort pour glisser vers le haut entre les bras du vampire qui la retient. Libérant une main, elle empoigne la gorge du vampire et lui broie le larynx.
Buffy :  » T’aime ça, si je me rappelle…  »
Le vampire la lâche et porte les mains à sa gorge. Fatale erreur : en une fraction se seconde, Buffy a fait un demi-tour et a planté son pieu dans le coeur du vampire.
Pivotant sur elle-même, Buffy tente de faire un coup double contre le second vampire.
Mais le vampire pare l’attaque de Buffy en saisissant son poignet et en le portant à sa bouche, serrant les mâchoires comme pour le briser. Le pieu tombe à terre. Surprise par la douleur, Buffy a un moment d’inattention. Le vampire en profite pour happer l’autre poignet. En force, le vampire fait passer les deux mains derrière le dos de Buffy et, pesant de tout son poids contre elle, la fait tomber à la renverse.
Buffy se retrouve au sol, sur le dos, les crocs du vampire à hauteur de son visage, et les deux mains coincées au creux des reins. La masse du vampire l’écrase, et ses jambes sont bloquées par son ventre. Baissant la tête, le vampire tente d’atteindre sa gorge.
Donatien, tranquillement assis sur un tronc d’arbre, observe la lutte d’un air vivement intéressé.
Willow regarde avec anxiété Donatien:  » Il jouit de la peur de Buffy. »
Alex saisit une machette parmi les armes et se précipite au secours de Buffy. Comme il s’approche, le vampire lance sa jambe dans un coup en fléau et fauche les pieds d’Alex avec une vigueur hallucinante. Alex est balayé avec tant de force qu’il fait une culbute complète et atterrit sur le crane. Il s’affale, assommé par le choc.
Willow saisit la machette à son tour, et s’approche de Donatien. Elle se met à genoux devant lui et dit doucement :  » Lors de la révolution française, pendant la Terreur, tu n’as envoyé personne à la guillotine?  »
Donatien, sans quitter des yeux le combat :  » Non. J’étais un révolutionnaire modéré.  »
Willow, lui tendant le manche de la machette :  » Tu n’as pas envie de voir comment ça fait de couper la tête à quelqu’un ?  »
Donatien, surpris, regarde Willow un instant. Brusquement, il se lève et, sans prendre la machette, s’approche du pugilat.
Il passe une main sous la poitrine du vampire et, sans effort apparent, le soulève jusqu’à le remettre debout. De l’autre main, il écarte violemment Buffy, faisant lâcher prise au vampire, et projette la jeune fille à trois mètres. Il soulève encore le vampire, et le fait tomber sur le sol au dos avec brutalité. Sous le choc, le vampire est estourbi.
Donatien tend la main vers Willow. Sans un mot, celle-ci y dépose la manche de la machette.
Il s’agenouille près du vampire, lève l’arme à deux mains, un masque de jouissance sur le visage, et abat la machette sur le cou du vampire. Le choc est si violent que la lame s’enfonce dans le sol jusqu’à la garde.
Le nuage de poussière s’étant dissipé, Donatien reste à genoux, l’air extatique.
Buffy dit à Willow d’un ton rancunier :  » J’ai failli y passer alors qu’il aurait pu les écraser avec son petit doigt.  »
Willow, cherchant à changer de sujet en s’adressant à Donatien :  » Alors ? Comment ça fait ?  »
Donatien, se relevant :  » Pas mal…  »
Tenant toujours la machette à la main, il regarde Buffy, et se met à fixer son cou. Une lueur de convoitise s’allume dans ses yeux.
Willow :  » Heu… Je préférerai que tu me rendes la machette. L’excès en tout est condamnable, tu te souviens ?  »
Donatien lui tend le manche de la machette sans rien dire.

EPILOGUE
Donatien, Buffy et ses amis sont dans la cours du collège.
Buffy :  » Dis-moi Donatien, hier soir, tu devais percevoir les émotions des vampires qui m’attaquaient. Tu as vraiment joui de leurs sensations ?  »
Donatien :  » Rien de comparables aux tiennes. Les émotions d’un vampire sont à celles de Buffy ce qu’un soda est au Château Margaux ! Vite consommé et vite oublié.  »
Buffy :  » Tu comptes me déguster encore longtemps ?  »
Donatien :  » Je pars. J’ai bien des nouveaux petits plaisirs à savourer. Cette Amérique puritaine en est riche !  »
Buffy :  » Je ne sais toujours pas ce que je dois penser de tout ce que tu as dit à mon sujet.  »
Donatien répond mais en fixant Willow :  » Tu dois t’accepter comme tu es. Ces petites jouissances font partie de toi. Ne t’occupe pas du jugement des autres sur les plaisirs que tu prends.  »
Alex :  » Tu joues au gourou, grand maître ?  »
Donatien :  » Je n’ai que deux choses à vous apprendre, petits américains : Dieu n’existe pas et la nature est mauvaise !  »
Donatien s éloigne en souriant d’un air narquois.
Buffy demande à Willow :  » Tu ne veux toujours pas nous dire ce que Donatien et toi avez fait ensemble ?  »
Willow :  » Fout-moi la paix !  »

FIN

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