Nuits Blanches : Chapitre 2

La jeune beauté brune qui fit cette apparition si remarquée au bronze, se trouve elle aussi dans le cimetière. Elle s’arrête dans un espace dégagé. Tombant à genoux, elle écarte les bras, les paumes des mains vers le haut et regarde avec extase la lune, presque pleine, très haut dans le ciel.
« La lune est gibbeuse… Ma mère… La lune… »
Son attention est attirée par une série de grognements. Dérangée dans son rite d’adoration, elle cherche l’origine du bruit qui a troublé sa concentration. Fascinée, elle découvre Buffy en plein combat avec un vampire. Mais Buffy n’est pas au mieux de sa forme. Ratant le visage du vampire lors d’un de ses coups de pieds, elle est déséquilibrée et chute lourdement au sol. Dans le choc, son pieu lui échappe. Avant qu’elle ne puise se reprendre, le vampire est sur elle et lui saisit le cou de ses deux mains.
Le vampire serre, serre et serre. Buffy tente désespérément de lui faire lâcher prise. Ses coups dans les flans restent sans effets.
La jeune fille brune s’approche sans bruit dans le dos du vampire et ramasse le pieu. D’un geste félin, elle passe son bras sous le cou de vampire, coince son menton dans le creux de son coude, et d’un mouvement coulé lui tord la tête. Dans le même élan, elle place le pieu dans la main de Buffy.
Une seconde plus tard, le vampire n’est plus que cendres.
Buffy, allongée au sol et couverte de poussières grises, regarde la jeune fille d’un air ébahi.
« Je m’appelle Nina » dit-elle simplement.
D’un geste doux et protecteur, Nina pose la paume de sa main sur le front de Buffy. Elle ferme les yeux et reste ainsi quelques secondes, comme plongée dans une profonde méditation. Buffy ne s’est pas dérobée et la laisse faire. La jeune fille retire lentement sa main et se redresse.
Nina recule alors doucement vers l’ombre d’un arbre. Buffy se relève prestement et fonce dans sa direction. Peine perdue : l’ombre semble avoir littéralement absorbé Nina.
Buffy : « Mais pourquoi est-ce que je l’ai laissée me toucher ? »

 

Buffy n’aime que la chasse… La chasse aux vampires, s’entend ! Elle croit avoir récupéré ses forces après sa rencontre avec Nina, et elle veut se prouver qu’elle peut encore pulvériser un vampire toute seule.
Elle traverse le cimetière de Sunnydale dans cette nuit lumineuse d’une presque pleine lune, avec dans le cœur l’excitation du prédateur… Un prédateur qui sait ne pas avoir à chercher très loin sa proie.
Une ombre fugace semble s’animer. Buffy file vers elle, et bondit en jetant les deux pieds en avant dans l’obscurité. L’audace a payé : Buffy cueille à la tête un vampire qui bascule en travers d’une tombe. Se relevant prestement, il s’enfuit dans la nuit avec Buffy à ses trousses, brandissant son pieu en bois.
Buffy place une pointe de vitesse, et parvient à l’agripper par ses vêtements. Ils roulent tous les deux au sol dans un bref corps à corps dont Buffy ne tarde pas à se relever, couverte de cendres.
Elle n’a pas le temps de savourer sa victoire qu’elle voit trois formes sombres converger vers elle, et lui sauter dessus. Surprise par la rapidité de l’attaque, Buffy se retrouve au milieu de la mêlée, frappant ses adversaires de toutes ses forces pour les repousser.
« Je ne dois pas m’affoler… Rester lucide… »
Retrouvant son calme au milieu de toute cette violence, elle place un enchaînement de coups précis qui lui ouvre le chemin de la poitrine d’un premier vampire. Planter son pieu dans le cœur… Sans attendre, pivoter et frapper au cœur le deuxième vampire… Arracher le pieu alors que le vampire n’est pas encore désintégré et l’enfoncer dans la poitrine du troisième…
Mais elle s’est trop précipitée et ce dernier coup manque de force. Le pieu ne pénètre pas assez dans la poitrine pour atteindre le cœur. Buffy frappe le vampire d’un direct rageur, droit sur le pieu qui s’enfonce entièrement entre les côtes de son adversaire.
Comme elle se baisse pour récupérer son pieu dans la poussière, elle voit cinq vampires qui l’encerclent et foncent sur elle.
« Vous pourriez me laisser le temps de pousser mon cri de victoire ! Tarzan ne connaît pas sa chance ! »
Buffy ramasse un bloc de pierre détaché d’une tombe et le lance avec force vers le vampire le plus proche. Touché au ventre, il se courbe en deux sous l’impact. Buffy lui saute par-dessus comme si elle jouait à saute-mouton.
Ayant franchi le cercle de ses adversaires, Buffy pique un sprint en entraînant derrière elle la meute de ses poursuivants. Le prédateur est devenu une proie !
Arrivée au pied d’un mur bordant le cimetière, Buffy prend appui sur une tombe et bondit d’un mouvement félin. Elle empoigne le sommet du mur à deux mains, et se hisse à sa hauteur d’un rétablissement en force. Reprenant appui sur le mur, elle le franchit avec souplesse et saute dans la rue sombre.
Elle n’a même pas le temps de se dire « Sauvée… ».
Au lieu d’atterrir sur le bitume, elle heurte le dos de quelqu’un, qui réagit en la griffant au visage. Buffy glisse sur le sol, et s’aperçoit avec horreur être encerclée…
Des vampires, des vampires, des vampires, des vampires tout autour d’elle…
Ils sont des dizaines et ils foncent vers elle avec une rage haineuse…
Buffy s’est relevée et frappe au hasard les monstres qui l’entourent…
« Dans une minute, je suis morte… » gémit Buffy.
Elle fait des efforts désespérés pour rester debout. Mais ses adversaires la pressent de toute part, et elle se sent de plus en plus faible. A plusieurs, ils s’agrippent à ses bras et à ses jambes, cherchant à l’immobiliser, à la submerger, tandis que d’autres tentent de planter leurs crocs dans sa gorge.
Ecrasée sous le nombre, Buffy ne tente plus que de rester debout, certaine d’être une victime trop facile si elle se laisse glisser à terre.
« Mourir debout… Tout ce qui me reste… »
Un vacarme explose alors : bruit de moteur emballé, de chocs sourds et de hurlements de terreur.
Un impact très brutal propulse en l’air Buffy et ses adversaires. Elle retombe lourdement sur le pare-brise de la voiture écrasant les vampires, le souffle coupé par la violence du heurt. Le véhicule fou s’est immobilisé, après avoir creusé une tranchée sanglante dans les vampires qui lui ont servi de frein.
Buffy est choquée, à moitié assommée ; mais elle se réveille d’un coup lorsqu’elle sent une main ferme lui empoigner les cheveux pour la tirer sans ménagement par-dessus le pare-brise du cabriolet. Elle bascule la tête la première dans le siège du passager.
Le véhicule accélère brusquement et Buffy entend les hurlements des vampires dont les corps se brisent en heurtant la carrosserie. Elle maîtrise un hoquet d’horreur en devinant sur quoi la voiture roule en tanguant. Broyage sanglant…
Buffy cherche à se rétablir en position verticale et à reprendre ses esprits. Tout à coup, elle reconnaît la couleur jaune vif du cabriolet.
Elle se retourne vers la conductrice : « Nina ! ! ! ! ».

Buffy est allongée sur son lit. Elle regarde en silence Nina assise à ses pieds.
Lorsque celle-ci lui a proposé de la raccompagner chez elle, Buffy a jeté un rapide coup d’œil dans le rétroviseur du cabriolet pour s’assurer que l’image de Nina s’y reflétait. Puisqu’elle n’est pas un vampire, Buffy a répondu par l’affirmative. Mais elle se rend compte maintenant avoir été très imprudente de laisser une entité d’une telle puissance entrer dans sa chambre.
Le silence s’éternisant, Nina plonge la main dans son sac. Elle en tire un canif et une pomme qu’elle coupe en deux. Elle tend la moitié du fruit à Buffy, qui ne peut s’empêcher d’esquisser un mouvement de recul.
Nina sourit d’un air ironique : « Tu n’es pas Blanche Neige, et je ne suis pas la méchante reine ! »
Buffy se détend un peu et accepte le fruit. Les deux jeunes filles mangent rapidement en se regardant du coin de l’œil. Ca creuse la chasse aux vampires !
Buffy : « Pourquoi m’as-tu aidée ? »
Nina répond d’un ton mutin : « Je n’ai jamais éprouvé de sympathie pour les vampires. »
Nina s’arrête et regarde Buffy qui n’a pas l’air d’apprécier son humour.
Nina : « Il y a quelque chose que j’admire en toi, petite tueuse. J’ai senti pendant ton combat une forme de détermination, une volonté d’aboutir, un désir de vaincre inconnus chez les humains. »
Buffy : « Plus humaine que moi… »
Nina : « Je ne parle pas de tes petites faiblesses. Mais de l’arme par destination que tu es. Tu as été faite pour tuer. »
Buffy : « Les vampires, uniquement. »
Nina : « Personne n’est parfait ! »
Buffy : « Tu appartiens aux forces de la nuit. Nous sommes ennemies, et je ne devrais pas bavarder avec toi. »
Nina : « Tu vis dans un monde manichéen, petite tueuse. Moi, je me réserve la liberté de me balader entre le noir et le blanc. »
Buffy ne répond pas : elle ne peut s’empêcher d’éprouver une petite sympathie pour Nina, si forte et si sereine. Mais elle se rembrunit en se disant qu’elle en train de se laisser manipuler. Ce cabriolet jaune est peut-être la preuve du mauvais sort fait au jeune homme séduit hier soir.
Nina : « Notre petite machine à tuer a des états d’âme ? »
Buffy reste muette, partagée entre la méfiance et l’envie d’une présence amicale pour briser sa solitude. Une seconde de silence hostile de trop. Elle ne sait pas qu’elle est en train de laisser passer sa chance.
Nina : « Alors, je choisirai pour toi. Après tout, la haine est plus facile ! »
D’un mouvement agile, Nina se lève et glisse vers la fenêtre qu’elle enjambe d’un mouvement sans rupture.
Buffy jaillit de son lit, et se penche à la fenêtre pour voir Nina, qui la regarde d’un air malicieux depuis le sol. Puis, elle tend le bras pour lui désigner la lune. Buffy regarde l’astre pendant une seconde. Quand elle baisse les yeux, elle s’aperçoit que Nina s’est littéralement effacée dans la nuit. Pourtant elle entend son rire dans l’obscurité, puis sa voix câline lui lancer : « Ce ne sont pas les coups de poings qui font le plus mal… ».

La porte de sa chambre s’ouvre dans le dos de Buffy et sa mère lui dit d’un ton de reproche : « Mais tu ne dors pas ? Tu n’es même pas déshabillée ! »
Buffy : « Je suis très énervée. Je n’arrive pas à me coucher. »
Joyce : « Je vais te donner un de mes somnifères. »
Buffy répond par une grimace à cette proposition.
Joyce : « Si tu ne veux pas de somnifère, prend au moins un Lexomyl. Tu te décontracteras et tu t’endormiras plus facilement. »
Buffy : « Tu sais que je n’aime pas ces trucs chimiques. »

 

Buffy a fini par se coucher mais elle dort mal. Elle cherche à changer de position dans son lit mais quelque chose la gêne dans ses mouvements. A force d’essayer de se tourner, elle se réveille tout à fait.
Buffy constate avec stupéfaction qu’elle est entravée. Ses pieds et ses mains sont liés, et deux cordes la retiennent fermement plaquée au sol. Elle voit qu’elle est en fait allongée et étroitement encastrée dans une petite boite tout juste à ses dimensions. La tête de Buffy repose sur un petit coussin blanc, et la boite est posée au sol.
Un cercueil.
Tentant de relever la tête, Buffy s’aperçoit que le cercueil est posé à même le sol, au milieu du cimetière de Sunnydale. Elle tente désespérément de se libérer mais ses liens sont trop serrés pour lui laisser le plus faible jeu de mouvements.
De se trouver à la merci de ses ennemis dans le noir, elle sent la panique monter. Le bruit des battements de son cœur lui remplit les oreilles…
Manquant crier, Buffy voit une ombre approcher du cercueil, puis se pencher sur lui.
Spike ! Avec un sourire éclatant de satisfaction, il contemple Buffy impuissante à ses pieds.
Spike ne dit rien, et Buffy n’ose pas le provoquer.
Spike se retire et Drusilla vient à son tour se pencher vers Buffy, qui retient son souffle, alors que la vampire s’éloigne.
Elle laisse échapper un petit cri, quand elle reconnaît en Giles la personne suivante qui s’incline vers elle. Lui aussi arbore le même sourire que Spike : un sourire resplendissant.
Puis viennent Willow, Alex et enfin (hélas !) Angel ! Tous aussi satisfaits et aussi silencieux les uns que les autres.
Buffy ne voit plus personne maintenant, mais le cercueil est soulevé et se met à bouger. Buffy se sent portée sur les épaules de ses bourreaux. Elle regarde les étoiles brinquebaler dans la nuit pendant le trajet.
Le cercueil est posé un court instant à terre. Brusquement, il est à nouveau soulevé, et Buffy constate avec horreur qu’il est descendu par des cordages dans une fosse fraîchement creusée dans la terre. Le ciel étoilé disparaît, caché par les parois de terre froide et humide.
Cela en est trop pour Buffy qui se met à hurler.
Son cri est de courte durée : une pelletée de terre vient s’écraser dans sa bouche.
Recrachant la terre et éructant, Buffy se met à nouveau à crier. Une nouvelle pelletée de terre vient s’abattre sur son visage. Agitant la tête furieusement, elle parvient à dégager ses yeux, juste pour apercevoir Angel, une pelle couverte de terre à la main, viser soigneusement Buffy à la tête.
Cette fois, Buffy ne se sent plus de courage de hurler. La terre lui couvre le visage, s’enfonçant dans ses narines, et s’insinuant dans sa bouche. Saveur âcre et crissements cristallins sous les dents.
Rapidement, la terre s’accumule et pèse sur le corps de Buffy qui commence à étouffer.
Buffy pense avec amertume : « Ils s’amusent… Je suis impuissante et ils s’amusent à m’enterrer vivante ! ! ! »
Buffy sent la fraîcheur de la terre la pénétrer lentement. Elle se demande que faire pour tenir le plus longtemps possible, et tente de bouger ses bras bloqués le long de son corps : « Mais ce n’est pas possible ! Il doit y avoir un moyen de casser ces liens ! ».
Un choc très violent au ventre la fait crier. Elle perd le peu d’air emmagasiné dans ses poumons, alors que la terre se glisse dans sa bouche entrouverte. Le poids se déplace lentement sur sa poitrine, douloureusement comprimée sous cette charge.
Une main dégage la terre qui s’est accumulée sur son visage.
Ce n’est pas une main secourable.
Ouvrant des yeux affolés, elle voit le visage d’Angel, tout proche du sien. Un sourire halluciné déforme ses traits.
Avec terreur, elle comprend qu’Angel ne se satisfait pas de sa lente mais invisible agonie.
Angel qui a sauté dans la fosse, et a atterri les deux pieds sur le ventre de Buffy.
Angel qui s’est accroupi sur sa poitrine, et a dégagé son visage.
Angel qui lui tient la tête à deux mains, pour mieux voir les larmes couler en traces terreuses des yeux de Buffy.
Ecrasée sous son poids, elle ne peut plus respirer, ni tenter de faire céder ses liens.
Angel lâche la tête de Buffy, se redresse, et commence à pétrir une boule de terre pour la rendre plus compacte.
Se penchant à nouveau sur la tueuse, d’une main il pince durement le nez de Buffy pour l’obliger à ouvrir la bouche. Dès qu’elle desserre les dents, il enfonce ses doigts salis dans sa bouche, appuie sur la langue et le fond de la gorge pour provoquer un spasme, et lui tire la mâchoire vers le bas.
De l’autre main, il enfonce alors la boule de terre dans la bouche de Buffy, et la pousse aussi loin que possible.
Buffy, désarmée, sent cette masse compacte glisser sur sa langue et s’enfoncer inexorablement dans sa bouche, alors que sa mâchoire se distend démesurément sous la traction d’Angel.
L’asphyxie, la terreur et la douleur finissent par avoir raison d’elle. Une dernière pense traverse sa conscience : « Mon bourreau… ».
Ouvrant grand les yeux, Buffy contemple le plafond de sa chambre.
Elle rabat le drap de son lit, tout humide de sa transpiration. Elle reste quelques secondes allongée, haletante, son cœur battant à tout rompre, et les yeux hagards.
D’un bond, elle se précipite à la fenêtre : la nuit est calme et la lune n’est descendue que de quelques degrés. Son cauchemar n’a duré que quelques minutes…
« Nina, Nina, grande prêtresse des songes creux… Tu as vraiment tort de jouer avec mes nerfs… »

 

Buffy s’allonge à nouveau sur son lit, après s’être changée. L’obscurité est totale mais, trop énervée et excitée, elle reste les yeux grands ouverts. Ce n’est pas le plafond de sa chambre qu’elle fixe…
« Willow dirait que je scrute les noirceurs de mon monde intérieur » se murmure-elle avec un sourire amer.
Elle n’a pas à attendre longtemps pour voir Alex surgir de ses souvenirs. Il la regarde d’un air anxieux, et tourne fiévreusement autour d’elle. Il semble inquiet et agité. Jetant un regard par-dessus son épaule, il déguerpit brusquement.
A sa place, Angel apparaît, comme une forme sombre et massive. Il s’approche et se penche avec douceur vers elle, mais il semble sous le coup d’une violente émotion. Comme il va l’embrasser, les souvenirs de Buffy zappent d’un coup. Très vite, elle passe en revue toutes les sensations léguées par cette unique nuit avec Angel. Une succession de moments chauds et humides…
Elle s’est déjà remémorée tant de fois ces instants…
« Je vivrai mille ans… Je m’en souviendrai toujours… »
Elle se repasse encore une fois le film de cette nuit, revenant toujours aux moments les plus forts.
Elle va trop vite. Alors qu’elle sentait Angel peser de tout son poids sur elle, corps contre corps et visage contre visage, elle voit sa figure se déformer, ses dents pousser et le rictus d’Angelus effacer le sourire d’Angel.
Le démon a effacé l’ange, mais Buffy reste calme, la trogne du vampire à quelques centimètres de ses lèvres. Elle n’est même pas surprise quand celui-ci plante ses canines dans son cou, et commence à aspirer goulûment son sang, avide d’infliger cette douleur à la tueuse. Tout se superpose pour Buffy : Angel et Angelus, plaisir et souffrance, désir et répulsion. Elle porte une main à son cou et l’autre en bas de son ventre, sans avoir la force d’écarter le vampire de ces deux points de contact brûlants.
« Je dois sortir du rêve… »
Mais il suffit à Buffy d’incliner légèrement la tête pour chasser cette vision d’horreur.
Elle a gardé les yeux grands ouverts.
« Je n’ai pas besoin de Nina pour cauchemarder. Même le plaisir des rêves éveillés m’est interdit ! »
Comme dans son songe, Buffy pose une main sur son cou et l’autre en bas de son ventre. Une main sèche et une main humide…
« Les autres filles font des rêves tout roses. Moi, mes rêves sont faits de sang et de sperme mêlés. »
Elle replie ses bras sur sa poitrine.
« Vivre mille ans et ne jamais oublier… Combien de temps vit une tueuse ? »
Buffy se tourne sur le côté, et se replie en position fœtale. Fermant les yeux, elle s’endort instantanément.

 

Suite

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