Nuits Blanches : Chapitre 5

|Buffy, Willow et Giles sont dans la bibliothèque.
Giles : « En définitive, tu as raison, Buffy. J’ai maintenant la conviction que Nina est effectivement un démon. »
Buffy : « Enfin ! Quel temps perdu ! Mais j’aurai le triomphe modeste ! Quels sont mes arguments qui vous ont convaincu ? »
Giles soulève les sourcils d’un air profondément étonné : « Aucun de tes arguments ! J’ai trouvé la solution dans mes chers livres comme d’habitude ! Un faisceau d’arguments convergents irréfutables ! »
Buffy laisse tomber ses épaules et soupire bruyamment pour exprimer sa lassitude.
Giles brandit un livre en faisant preuve d’une grande agitation : « Willow, tu es très forte en français, il me semble ? »
Buffy : « Si elle ne m’aidait pas, je serais bannie du cours de français. »
Giles : « J’ai trouvé dans cet ouvrage de précieuses et convaincantes informations sur Lilith. Je vous passe la démonstration pour sauter directement à la conclusion. Peux-tu nous traduire ce passage ? »
Willow prend le volume tendu par Giles et examine le titre : « L’art magique, Paris, 1957 ».
Sans hésitation, elle traduit à voix haute le texte : « Lilith est la faunesse nocturne qui séduisit Adam et engendra les créatures fantomatiques du désert, la nymphe vampirique de la curiosité, qui donne aux enfants des hommes le lait vénéneux des songes. »
Buffy : « Nina maîtrise parfaitement l’art d’inspirer des songes… et des cauchemars ! ! ! »
Willow reprend sa lecture : « Lilith est associée à la lune noire, à l’ombre de l’inconscient, aux obscures pulsions. »
Buffy : « Qu’est-ce que la lune noire ? »
Willow : « L’éclipse de lune ? »
« Pas seulement » dit Giles en montrant un symbole sur une page.
Buffy : « On dirait un œil. »
Giles : « La lune noire a pour symbole l’œil de la licorne. Cet animal fabuleux représentait à la fois la fécondité spirituelle et la virginité physique. Transposée sur le plan… ahem… charnel, elle exprime le désir contradictoire de l’enfantement sans défloraison… ahem… ahem… »
Buffy : « Tout le contraire de m… Heu… Je m’égare… Mais quel rapport avec l’éclipse ? »
Giles : « La lune noire est l’aspect néfaste de la lune : symbole de l’anéantissement, des passions ténébreuses et malfaisantes, et des énergies hostiles à vaincre. Elle est toujours liée à des phénomènes extrêmes oscillant entre le refus et la fascination. S’il n’atteint pas l’absolu qu’il cherche éperdument, l’être marqué par la lune noire préfère renoncer au monde. »»
Buffy : « Alors, il va se passer des choses très graves si Alex, lors de l’éclipse, est sous le charme de Nina. »
Willow : « Mais dans le cas contraire, nous avons une chance de nous débarrasser de Nina à jamais. »
Giles : « Le caractère de Nina est très composite et instable. Je pense qu’il faut donner beaucoup d’importance à ses liens avec le serpent et la lune. Dans toutes les cultures, ces deux symboles sont liés à la fécondité féminine. Et notamment pour la lune aux cycles féminins… ahem… »
Buffy : « Mais quel est le sens de tout ceci ? »
Giles : « Je pense que Nina cherche à créer une nouvelle forme de démons. Elle chasse les jeunes hommes qui pourraient la féconder, et lui donner une progéniture conforme à ses vœux. Je crois aussi que le pic de son cycle de fertilité coïncide avec l’éclipse de lune. »
Un moment de consternation suit les paroles de Giles.
Buffy : « Alex met en danger toute l’humanité ! Mais pourquoi faut-il qu’il aille lutiner une démone nympho ? »
Giles : « Les démons n’ont pas arrêté leur évolution. Ils cherchent à s’affranchir de toutes les limitations à leur puissance. Ils ont encore besoin de se reproduire pour mélanger leurs pouvoirs, créer des synergies, faire naître le démon parfait, dégagé de toute contrainte. »
Willow : « Mais quel est le rôle d’Alex dans ses projets ? »
Giles : « Si Alex intéresse Nina, c’est qu’il peut contribuer à ses plans… La vitesse : voilà la source de pouvoir que Nina cherche à renforcer dans sa progéniture. Elle se considère comme encore imparfaite et limitée. En se faisant féconder par de jeunes hommes fascinés par les voitures de sport, et qui font un lien symbolique entre ces bolides et leur sexualité, elle cherche à mettre au monde un démon de la vitesse ! »
Buffy : « Nina, je vais contrarier ta vocation de reine des termites ! »

 

Buffy et Willow sont dans la chambre de cette dernière. Elles n’ont pas réussi à retrouver Alex, et elles attendent la soirée pour partir à sa chasse en refaisant le tour des boites branchées.
Willow tente patiemment d’aider Buffy à faire ses devoirs, et de lui donner des idées pour sa rédaction.
Les deux jeunes filles sont coude à coude, assises devant la table de travail. L’esprit de Buffy décroche assez vite. Relevant la tête, son regard balaye la chambre de Willow, puis vient se poser sur elle. D’un air ennuyé, elle appuie sa joue sur la paume de sa main, puis elle contemple rêveusement son amie qui continue à parler dans le vide.
La tête de Willow est penchée en avant, et les yeux de Buffy se posent sur son cou. Fixant sa peau laiteuse de rousse, elle cherche à vérifier si elle est assez fine pour laisser transparaître les veines bleutées qui courent sous son épiderme. Buffy a toujours été fière de sa propre peau, mais celle de Willow a une texture nacrée qu’elle a parfois enviée.
Fermant les yeux, Buffy s’approche lentement du cou de son amie et inspire doucement. Elle sent une bonne odeur de fille bien lavée, et rien de plus. Buffy relève un peu la tête, insatisfaite. Willow est toujours plongée dans ses explications. Fermant à nouveau les yeux, Buffy s’approche plus prés du cou de son amie, et, enfin, parvient à détecter avec un sourire une fine odeur de transpiration acidulée. Un léger mouvement de Willow amène les lèvres de Buffy à effleurer le cou de Willow.
Celle-ci sursaute légèrement et s’arrête net dans son pathos. Avec un petit rire nerveux, elle dit : « Tu t’endors ? Ou bien si tu veux un petit câlin… Angel te manque tellement ? »
Les dents de Buffy se plantent juste au niveau des veines jugulaires de Willow.
Ses bras enserrent Willow qui hurle et tente désespérément de se dégager. La bouche de Buffy se plaque sur son cou pour ne pas laisser perdre le précieux sang qui s’écoule à flots. Buffy mord encore, encore et encore pour élargir la plaie, sans laisser Willow la repousser, ni se laisser impressionner le liquide rouge qui lui gicle au visage.
Les quenottes de Buffy ne valent pas les crocs des vampires : elle fait un terrible charcutage dans le cou de son amie.
Willow a les mains bloquées et elle sent Buffy qui progresse centimètre après centimètre à travers les chairs de sa gorge. Elle a cessé de hurler, devenue trop faible ou trop choquée pour opposer une vraie résistance. Elle n’a jamais eu la peau aussi blanche…
Willow se laisse glisser à terre, vidée de toutes ses forces. Buffy l’accompagne au sol, sans lâcher prise, et se retrouve allongée sur elle.
Mais Buffy est maladroite et inexpérimentée dans sa pratique de buveuse de sang : beaucoup de liquide se répand par terre, et sur les corps des jeunes filles.
Au bout d’un long moment, Buffy desserre les dents et lâche enfin la gorge de Willow.
S’agenouillant, elle regarde le corps de Willow allongé par terre, ses vêtements maculés d’une nappe de sang et sa terrifiante blessure ouverte au cou qui saigne toujours abondamment. Une expression extatique déforme ses traits.
Buffy finit par s’arracher à la contemplation de Willow. Elle se lève et va se planter devant un miroir. Elle s’observe attentivement : nulle trogne de vampire dans son reflet, mais son visage est barbouillé de sang, surtout autour de la bouche. Le liquide rouge s’est étalé sur sa poitrine et a dégouliné le long de ses cuisses.
Elle extirpe de sa bouche quelque déchet organique qui est resté coincé : un morceau de ligament ou de nerf arraché au cou de Willow.
Buffy cherche à retrouver un visage humain derrière son maquillage d’hémoglobine. Le sang sur son visage commençant à se figer, elle passe deux doigts autour de sa bouche comme pour se raser. Elle parvient à ôter un maximum de sang.
Regardant la masse sombre accumulée dans sa main, elle enfonce ses deux doigts profondément dans sa bouche et les suce longuement, avec ravissement, enivrée par le goût du sel et du fer.
Elle est tirée de son extase par un faible gémissement de Willow agonisante…
Avisant un gros cutter sur la table de travail, elle s’en saisit, se penche vers le corps de Willow, et d’un geste ample, commence à couper son tee-shirt. La poitrine de Willow continue à se soulever faiblement, sous l’effet d’une respiration mourante. Buffy pose sa main doucement sous le sein gauche de Willow, à la recherche de l’emplacement du cœur, qu’elle espère gorgé de ce sang dont elle ressent une soif inextinguible et abjecte…
Elle reste un instant immobile, la main posée sur la poitrine de Willow. Ce n’est pas une hésitation qui la retient… Au contraire, un désir fou la submerge… Un désir de sang, qui lui creuse le ventre, lui coupe les jambes et lui donne le vertige…
Elle s’imagine déjà enfoncer la bouche dans la poitrine de Willow, à la recherche de son cœur… Le mordre à pleines dents, éprouver le muscle cardiaque palpitant se contracter convulsivement entre ses mâchoires, et surtout, surtout, sentir le sang chaud gicler contre sa langue et l’intérieur de ses joues.
Elle approche le cutter de la peau si blanche de Willow…
« Coucou ! »
Buffy fait un bond sur sa chaise, retombe maladroitement en porte à faux et chute lourdement par terre sur les fesses. Levant les yeux, elle reconnaît Willow penchée sur elle.
Celle-ci explose de rire. Lorsqu’elle arrive à se maîtriser, Willow lui lance gaiement : « Tes devoirs ! Tu ne peux pas y échapper ! Réveille-toi paresseuse ! ».
Buffy remonte sur sa chaise, l’air bouleversée. Elle tente de se reprendre, ignorant Willow dont le rire s’est figé.
Sous le regard consterné de Willow, Buffy s’affale sur la table, tapant dessus alternativement avec son front et ses poings : « Nina ! ! ! – Bong – Tu m’as donné le goût du sang ! – Bang – Mes dents plantées dans tes veines ! – Bong – Je t’égorgerai ! – Bang – J’en jouis d’avance… »

 

LA NUIT DE L’ECLIPSE.
La nuit dans une rue de la ville de Beckyvale, voisine de Sunnydale.
Alex et Max se tiennent devant l’entrée d’un parking souterrain.
Alex : « Tu n’aurais pas pu m’avancer l’argent ? Ca aurait été plus simple ! »
Max : « Aujourd’hui, je suis à Sunnydale. Demain, je serai… je n’en sais rien moi-même ! Et tu aurais mis des années à me rembourser ! »
Max tourne le dos à Alex et se penche vers la serrure de la porte : « Tu n’as plus d’argent. Si tu veux la fille, tu dois avoir la voiture. Si tu veux la voiture, tu dois la voler. Rien de compliqué. »
Alex : « Tout à coup, ça me paraît *très* compliqué. Il y a sans doute un système d’alarme, une surveillance vidéo et un gardien là-dedans. »
Max, en riant : « Aaayyyeee confiance !. »
Alex : « Qu’est-ce que tu dis ? »
Alex n’a pas fini sa phrase qu’un bruit métallique retentit. Max s’efface et entrouvre la porte.
Max : « Tu m’attends ? »
Max entre dans le parking et se dirige vers la zone où les véhicules de location sont garés. Il ne prend aucune précaution particulière, mais bizarrement, aucun signal d’alarme ne retentit. Il avise alors la loge du gardien et se dirige droit dessus. Ouvrant la porte sans précaution, il voit ce dernier assoupi sur une banquette. Sans bruit, il se glisse auprès de lui, et pose une main sur son front et l’autre sur sa poitrine. Le gardien a un mouvement brusque mais retombe, profondément endormi. Max décroche une clef de sa ceinture, et parvient après une brève recherche sur le panneau de sécurité à débrancher le système de surveillance et d’alarme.
Alex se tient toujours dehors, à moitié rassuré, lorsque Max passe la tête par la porte : « Vient m’aider à trouver la clef de ta bagnole. »
En entrant dans la loge du gardien, Alex ne peut s’empêcher de marquer un mouvement de recul devant le corps du gardien.
Max : « Il faut de beaux rêves… Ou de vilains cauchemars. Va savoir… «
Alex préfère ne pas poser de question.
Bientôt, Alex se retrouve dehors, au volant de sa chère décapotable rouge.
Max : « Fait gaffe quand même. Tu sais que ce gros pourri de maire de Beckyvale possède la moitié des commerces de la ville ? Dont cette agence de location ! »
Alex est trop joyeux pour tenir compte de cet avertissement. Retournant rapidement à Sunnydale, il dépose Max à l’endroit convenu.
Alex : « Je ne pourrais jamais te remercier. »
Max se contente de répondre par un signe de la main, pour l’encourager. Regardant Alex s’éloigner vers son destin au volant de son bolide, il murmure : « Mais tu es en train de me rembourser… ».

Quitte à se lancer dans la bagarre, autant mourir en beauté. Buffy s’isole un instant pour faire une retouche sur son maquillage. Elle se regarde d’un œil critique dans le miroir.
« Je me maquille comme d’autres font du zen. Certains trouvent la sagesse dans la poésie. Moi, je puise ma sérénité dans mon rouge à lèvres. »
Buffy applique avec précaution le bâton de rouge sur ses lèvres, dont elle suit les contours.
Mais le bâton dérape, s’éloigne de la chair carmin pour mordre sur la peau nacrée de Buffy. Celle-ci ne s’arrête pas et continue un large mouvement tournant. Fascinée par son propre reflet, Buffy transforme son maquillage en une large tache pourpre autour de ses lèvres.
Elle ferme les yeux une seconde. Juste une seconde. Elle sent un instant la tension baisser, et ses tempes soulagées échapper à la pression qui les broie.
Mais très vite, la vision d’horreur surgit : Buffy se contemplant dans un miroir, éclaboussée par le sang de Willow. Et cette bouche rouge, rouge, rouge…
« Plus jamais de rouge à lèvres sanguinolent… »
Elle ouvre les yeux, et sourit d’un air carnassier.
« Tu vas t’y casser les dents, Nina. Ce qu’il y a de bien avec moi, c’est que je ne craque jamais ! »
(Note de l’auteur : Buffy se fait encore des illusions sur elle-même !)

Alex gare la BMW sur le parking de la boite de nuit. Sortant de la voiture, il reste à attendre, le dos appuyé contre la portière. Alex relève son visage et contemple la pleine lune. Au bout d’un moment, il incline la tête sur le côté et dit rêveusement : « La lune est blanche comme la peau de Nina. La lune est ronde comme le sein nu de Nina. »
Alex baisse les yeux : Nina est là.

« La voila ! ! ! ! ».
Cri unanime de Buffy, Willow et Cordélia, qui viennent enfin de reconnaître la décapotable rouge d’Alex garée devant la boite de nuit.
Les trois jeunes filles se tiennent devant le véhicule.
Cordélia : « Ils sont dans la boite. On va les rejoindre, et on arrache ce minable d’Alex des griffes de cette harpie ? »
Willow : « Ou bien on attend qu’ils sortent pour leur régler leur compte ? »
Buffy : « Je suis trop épuisée par un choc frontal, et j’ai besoin d’agir par surprise si je veux confondre Nina aux yeux d’Alex. Je vais me glisser derrière les sièges du bolide, et j’interviendrai au moment critique. Vous, vous allez remplacer Giles qui est en train de garder Oz pendant sa transformation en loup-garou. Il doit se montrer à l’observatoire pour la séance d’observation de l’éclipse de lune. De toute façon, c’est l’alibi prévu. »
Willow : « On ne va pas te laisser toute seule contre ce monstre ! »
Buffy : « Vous me gêneriez dans la bataille. ». Elle montre sa sacoche à Willow : « J’ai ici tout ce dont j’ai besoin. ». Willow comprend l’allusion et n’insiste pas.
Cordélia, hors du coup : « Ha ! Tu parles de mon portable pour appeler Giles quand tout sera fini ? »
Buffy : « Précisément. »

 

Restée seule, la tueuse hésite un instant, puis s’installe à l’arrière des sièges en se dissimulant du mieux qu’elle peut.
Buffy, à peine allongée, sent toute la fatigue de ces nuits blanches lui peser sur les paupières. « Il ne faut pas que je cède au sommeil. Plutôt mourir de fatigue que donner à Nina le plaisir de me torturer en songe. »
Rassurée sur sa détermination, Buffy se détend un instant, et en une seconde, s’endort profondément.
Buffy se retrouve debout dans un couloir, plongé dans l’obscurité. Une porte est fermée devant elle, et une douce lumière filtre sous le battant. Buffy retient sa respiration pour mieux entendre le bruit qui rompt le calme de la nuit. Les battements de son cœur s’accélèrent lorsqu’elle reconnaît une série de gémissements qui ne laisse aucun doute de ce qui se passe de l’autre côté de la porte ! Une petite musique de gorge, une série de soupirs féminins aigus, un rythme doux et cadencé…
« Nina et Alex sont encore en train de faire des galipettes dans MON lit ! Cette fois, je vais couper leur plaisir ! »
Buffy ouvre la porte et entre dans la chambre d’un air décidé. En quelques enjambées, elle est près du lit où son irruption provoque une certaine panique.
Buffy se fige sur place. Sur son visage, la stupéfaction le dispute à l’horreur : « Papa ? ».
Un homme d’âge mûr tente de reprendre contenance en s’asseyant sur le lit et en tentant de masquer pudiquement son entrejambe : Hank Summers, le père de Buffy.
Hank : « Buffy ? ? ? ? Je te vois rarement, mais tes visites sont toujours surprenantes ! »
Une femme blonde se tient derrière lui et remonte le drap de lit sur son corps. Hank se tourne vers elle.
Hank : « Je te présente ma fille Buffy. Je t’ai montré sa photo, tu te rappelles ? » Il fait à nouveau face à sa fille : « Mon amie Chéryl… Heu… Une amie très proche… »
Buffy : « J’ai pu voir. »
Un instant de silence pesant.
Buffy : « Tu trompes maman ? »
Hank : « Je sais que tu ne l’as jamais accepté, mais ta mère et moi sommes divorcés. Je suis majeur et vacciné, et je fais ce que je veux de mon corps. C’est un discours que tu devrais comprendre, non ? »
Buffy : « J’ai toujours espéré… »
Hank : « Tu te berces d’illusions. Jamais je ne reprendrais la vie commune avec Joyce et avec toi. »
Chéryl : « Ne soit pas si dur avec elle. Cette pauvre petite a l’air d’être bouleversée… »
Buffy répond en fusillant Chéryl du regard : « Taisez-vous ! Vous me donnez envie de vomir ! ! ! »
Chéryl se contente de hausser les épaules et s’enfonce sous le drap du lit.
Hank : « Ce que je fais de ma vie ne te regarde plus, Buffy… »

 

Le retour à la réalité est toujours aussi brutal, mais rien ne prouve que cette réalité soit agréable.
Buffy : « Nina s’amuse à me titiller l’œdipe… Ca ne peut pas durer… »
Buffy sort le flacon plein de cachets blancs, l’ouvre et place un comprimé dans sa main. Elle le gobe à sec. Buffy contemple le flacon un instant et secoue la tête : « Ce dont j’ai envie, c’est de sentir sur le bout de mes lèvres le picotement de l’adrénaline ! ».
Elle prend deux comprimés supplémentaires dans le creux de sa main et les avale à leur tour.
« Ce sera donc le dernier round, Nina. Sinon le prochain cauchemar me montrera Joyce en train de faire des galipettes avec Snyder ! »

 

Suite

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